En ouvrant le film d’emblée par « j’adore la vitesse », cette campagne stéréotype le motard comme un amateur de vitesse et retombe dans des vieux clichés : un motard avide de vitesse qui, somme toute, est responsable de ses accidents alors qu’il en est en réalité, le plus souvent, la victime.
Il ne s’agit pas de nier le rôle de la vitesse excessive ou inadaptée dans la survenance d’un accident ou l’aggravation de ses conséquences, mais de rappeler que dans 67% des accidents de moto impliquant un tiers, c’est le dit-tiers qui est responsable de l’accident. Et que dans 30% des situations d’accidents, l’infrastructure routière est en cause.
En passant à côté de ces éléments, cette campagne risque de passer à côté de sa cible.
En effet, à aucun moment la nécessaire attention à porter aux usagers vulnérables n’est soulignée : dommage !
Pourtant, il n’aurait pas fallu grand-chose pour que la FFMC relaie et défende cette campagne, par ailleurs de bon aloi (rester en vie, faire attention aux dangers, … sont des messages universels et parfaitement entendables).
Partenaire régulier de la sécurité routière, membre du CNSR et du CSER, la FFMC aurait sans doute pu, en étant associée au brief de l’agence et/ou au screening, permettre de déployer une communication plus efficace pour convaincre le public cible, sans dédouaner personne de ses responsabilités, et ainsi réduire l’accidentalité des deux-roues motorisés.

