Gravillons, pièges à c... ? Billet d’humeur

Un panneau de danger est caché dans l’image ci dessous. Saurez-vous le trouver ?

un panneau de danger est caché dans cette photo, saurez-vous le trouver ?
un panneau de danger est caché dans cette photo, saurez-vous le trouver ?

Dimanche 14 juin, nord de l’Ardèche près d’Annonay, départ à trois motos de chez Christelle et Nico, les locaux de l’étape. Temps au beau fixe, moral au top, on doit retrouver notre pote Eric au sommet d’un col à 30 minutes de là. Départ en mode pépère, Nico devant, Christelle en 2, et moi en serre-file. On sort vite de la commune par la D342A, qui descend gentiment vers une courbe à gauche. Et là, surprise ! Des gravillons dont le panneau est non seulement posé bien après le début de la zone gravillonnée, mais de surcroit bien caché dans les herbes du bas-côté. Surpris, et voyant arriver la courbe, j’effleure le frein... et perds aussitôt l’avant, fort heureusement à basse vitesse (40 environ !).

Verdict, merci mes bonnes protections, merci mon intégral, mais quand même, bonne grosse contusion à l’épaule, aux côtes, quelques égratignures. Côté matos, mon intégral (vieux de 4 semaines !) foutu, mon blouson idem, mes gants idem, le pantalon troué, et sur la moto (Fazer 600 2002), guidon tordu, tête de fourche cassé, silencieux profondément rayé, réservoir bosselé par le guidon, tapis réservoir à changer attache cassée. Bref, merci la Mutuelle des Motards pour la prise en charge de mes équipement de protection, mais pour la moto, bien entendu assurée au tiers vu sa valeur vénale, c’est tout pour ma gueule...

Alors oui, j’ai manqué d’attention et me suis fait surprendre par manque d’anticipation et d’observation. Mais sur mon trajet Montreuil-Annonay de l’avant-veille, j’ai roulé sur plus de 30 km sur des gravillons qui, eux, étaient bien signalés. Cela m’a permis de prendre des mesures d’anticipation : baisse de vitesse, vigilance renforcée, sans aucune conséquence malgré la couche pas encore balayée.

Rien de tel ici. Merci aux automobilistes qui se sont arrêtés à nos côtés pour vérifier que tout allait bien, merci aussi à celui qui nous a indiqué que « la veille, il n’y avait rien » : l’épandage des gravillons, en couche bien épaisse, ainsi que la pose de panneaux mal placés était bien récente. Mais ce qui pose question en ces temps où on cherche à diminuer l’accidentalité routière (dans les chiffres desquels cet accident ne sera pas compté, en l’absence de constat de police !), il conviendrait d’arrêter cette mise en danger d’autrui. Elle est provoquée par des gestionnaires de voirie envers les usagers vulnérables que sont les usagers de deux-roues, motorisés ou non ! Il existe déjà bien des pièges auxquels nous devons échapper, sans avoir besoin d’ajouter cette bêtise. Le minimum étant de s’assurer qu’un tel danger soit correctement signalé...

Notre sécurité vaut bien un investissement supérieur à ces épandages dangereux, non ?

3 commentaires

Réponse
Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.