Zones à circulation restreinte (ZCR), questions / réponses

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Des hauts et des bas

vendredi 7 novembre 2003

A mesure que la FFMC gagne ses combats, la mobilisation baisse. Puis, elle remobilise en devenant moteur dans la création du mouvement européen des motards

Vignette fiscale abolie, réforme des permis mis en oeuvre, tarifs des péages réduits de 40%, ... Plus le contexte s’avère favorable à la pratique de la moto et moins les appels de la FFMC trouvent d’écho auprès des motards.

La lutte s’organise autour d’idées plus complexes et moins évidentes pour tout le monde : amélioration de la sécurité et des infrastructures routières, opposition à l’augmentation de la taxe sur les assurances (qui passe de 18,6% à 34,5%), autorisation de rouler en phare blanc (alors que la France reste indécrottablement attachée au jaune), boycott de la vignette d’assurance ...

A la fin des années 80, les forces vives s’épuisent, nombreux sont ceux qui sont démobilisés. Lassés par l’attitude parfois extrême des leaders, les luttes intestines phagocytant les assises, et désappointés par les passages difficiles de la mutuelle, les motards se détournent ostensiblement de la FFMC.

Alors qu’ils étaient près d’un millier à se retrouver au rendez-vous des assises, ils ne sont qu’à peine une centaine à l’aube des années 90. Les grands projets sont au point mort, et le discours prend une tonalité que d’aucun considèrent populiste et démagogique. Le conflit ouvert avec les hebdos moto n’est pas du goût des motards, qui y voient d’abord une volonté d’hégémonie.

Mais la répression gouvernementale se fait soudain plus insistante et le "nouvel ordre moral" se profile. Un nouveau type de motards s’approprie la rue, avec la bénédiction du ministère de l’intérieur : il s’agit de la brigade des voltigeurs qui se fait sinistrement remarquer en croisant le chemin de Malik Oussekine.

Pendant que les banderoles de "Touche pas à mon pote" clament que "La France, c’est comme une mob, pour avancer il lui faut du mélange", la FFMC prépare elle aussi son mélange : l’Europe des motards.

Le 25 juin 1988 est organisée la première manifestation européenne à Strasbourg qui donne naissance à la FEM (Fédération Européenne des Motards, aujourd’hui FEMA). Le front commun des motards prend forme.

De son côté, la DSCR s’illustre par des actions "poudre aux yeux" à la portée anecdotique (les préfets s’installent sur le bord des routes pour sermonner les infractionnistes). Dans l’ombre, des projets beaucoup plus pernicieux pointent le coin de leur dossier : délit de très grande vitesse, permis à points, ...

L’ancrage

Parallèlement, les motards évoluent, leurs aspirations sont différentes, ils roulent beaucoup moins (de moins en moins chaque année) et abordent plutôt la moto comme un loisir.

En luttant sans relâche contre des mesures toujours exclusivement répressives, la FFMC s’engage dans un processus long, difficile mais légitime. Elle gagne en notoriété et en crédibilité pour devenir un repère incontournable, sollicitée à la fois par les motards et par les pouvoirs publics. A l’échelon départemental, elle est enfin reconnue après plusieurs années d’engagement au sein du programme REAGIR.

La longue mobilisation contre la mise en place du permis à points (remède miracle contre l’insécurité routière, on s’en rend bien compte aujourd’hui ...) a été vaine mais aura au moins eu une vertu : réunir de nouveau les motards dans la rue et autour de la FFMC.

Pour profiter de ce nouvel élan, celle-ci se doit alors d’amorcer un virage capital. Au Bol d’Or 1992, la carte d’adhérent est officiellement lancée. C’est l’un des outils qui doit permettre à la "fédé" de passer au rapport supérieur. Son journal, relooké et identifié "Moto Magazine", entre dans les kiosques à partir du n° 100 (été 1993). Une autre façon de démultiplier la portée du message.

En 1994, le premier poste de salarié permanent à la FFMC est créé. Il s’agit d’une secrétaire permettant d’assister le travail du bureau national, toujours exclusivement constitué de membres bénévoles. Les manipulations de chiffres et les projets fumeux continuent d’affluer de la DSCR. La colère regagne du terrain et au fil des manifestations, les antennes régionales et départementales de la FFMC se multiplient. Il s’agit donc de gérer une double charge de travail : résister à la pression politique et réussir à canaliser les nouvelles énergies qui rejoignent le mouvement.

Un nouveau poste de coordinateur renforce la structure permanente, suivi de prêt par un secrétariat de trésorerie. Désormais, la FFMC a les moyens de s’engager durablement sur un dossier (ex : la TVA sur les équipements de sécurité, la problématique des téléphones portables au volant, la taxe sur les carburants). Finis les feux de paille et la politique de la chaise vide. La mise en place de commissions juridiques donne encore de nouveaux outils aux motards en colère.

Comment aider ? Nos actions sont destinées à tous les motards. Pour contribuer à les faire vivre ponctuellement, faites un don.

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