Je repense à ma formation initiale à la conduite d’une moto, à la fin des années 1990 : un bout de parking vide, un pote qui m’explique en gros « Là c’est l’embrayage, là c’est la boîte, première en bas, après tu montes… » et hop, c’était parti dans la circulation parisienne.
Rétrospectivement, j’en frémis encore (même si j’ai mis un bon mois avant d’oser me lancer sur le périph avec ma 125) mais le virus était là. Le permis A a suivi et depuis, un bon paquet de kilomètres, tant pour aller bosser tous les jours qu’en voyages un peu partout.
Dans ce contexte où le virus était devenu passion, me rapprocher de la FFMC s’est imposé comme une évidence, et depuis presque 25 ans, je me suis impliqué dans diverses antennes au fil de déménagements, au point de rejoindre le Bureau National une première fois déjà vers 2010. Dans la foulée j’ai animé ou participé à plusieurs structures du Mouvement : Secrétariat National quelques mois, un peu Motomag, beaucoup l’AFDM et la FEMA.
Et puis la vie, les enfants, le boulot… J’ai quand même fini par avoir une voiture et prendre un peu recul avec les mandats nationaux, sans jamais pour autant cesser d’aider au niveau local, notamment pour les interventions en collège pour la prévention du risque routier (ERJ), et bien sûr sans jamais lâcher la moto pour le quotidien.
Ce qui m’a rapproché de nouveau de la Fédé – outre les copains et les motifs toujours plus nombreux de colère citoyenne – ce sont surtout les sujets de la formation (c’est aussi mon métier dans l’éducation supérieure et professionnelle), auprès des plus jeunes en sensibilisation scolaire, mais aussi et de plus en plus en interne FFMC.
Travailler avec les militant·e·s pour une connaissance plus approfondie du Mouvement et des dossiers en cours est non seulement valorisant pour celles et ceux qui s’engagent à nos côtés, mais permet aussi une collaboration plus constructive. Cela renforce nos actions de terrain comme auprès des élus et décideurs. Je reste aussi intéressé par bien d’autres dossiers, notamment les relations internationales avec la FEMA et d’autres entités, la communication, le système informatique...
Je suis profondément attaché aux valeurs fondatrices du Mouvement, notamment sa lutte contre toutes les discriminations, son engagement pour l’économie sociale, et l’implication des citoyens dans les décisions qui les concernent.
Nos valeurs guident nos actions, pas le contraire. Face à un contexte morose et polarisé, les motards doivent se serrer les coudes pour mener ensemble les combats auxquels nous faisons face et transmettre leurs valeurs de solidarité et de liberté.


